{"id":1600,"date":"2009-06-03T13:48:56","date_gmt":"2009-06-03T12:48:56","guid":{"rendered":"http:\/\/blog.cronicaelectronica.org\/?p=1600"},"modified":"2017-01-09T20:48:24","modified_gmt":"2017-01-09T19:48:24","slug":"berlin-backyards-reviewed-by-liability-webzine","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/blog.cronicaelectronica.org\/?p=1600","title":{"rendered":"\u00e2\u20ac\u0153Berlin Backyards\u00e2\u20ac\u009d reviewed by Liability Webzine"},"content":{"rendered":"<p><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.cronicaelectronica.org\/img\/cat\/036-2008-b.jpg\" alt=\"Berlin Backyards\" \/><br \/>\nLes titres d\u00e2\u20ac\u2122albums sont parfois tr\u00c3\u00a8s explicites. Celui-ci l\u00e2\u20ac\u2122est compl\u00c3\u00a8tement. Difficile de faire autrement, d\u00e2\u20ac\u2122ailleurs, puisque tout ce qui compose Berlin Backyards est la signification m\u00c3\u00aame du titre du disque. En effet, Gilles Aubry, qui habite Berlin depuis 2002, qui est membre des groupes Monno et Swift Machine et dont les enregistrements en solo ont \u00c3\u00a9t\u00c3\u00a9 publi\u00c3\u00a9s sur diff\u00c3\u00a9rents labels (Cronica, Creatives Sources, Schraum, Sound Implant) , s\u00e2\u20ac\u2122est mis \u00c3\u00a0 enregistrer pendant toute une p\u00c3\u00a9riode les bruit engendr\u00c3\u00a9s par la ville. Mais pas n\u00e2\u20ac\u2122importe quels bruits. Ceux que le Suisse a collect\u00c3\u00a9 proviennent d\u00e2\u20ac\u2122arri\u00c3\u00a8res cours, bruits de la vie quotidienne, ceux qui sont per\u00c3\u00a7us par un \u00c3\u00aatre en mouvement et qui les laisse filtrer \u00c3\u00a0 travers lui sans que rien ne puisse vraiment le perturber. Pour lui, ces arri\u00c3\u00a8res cours sont tout \u00c3\u00a0 fait particuli\u00c3\u00a8res. En effet, selon ses dires \u00c2\u00ab elles cr\u00c3\u00a9ent des espaces transitoires entre des territoires publics et priv\u00c3\u00a9s, tout autant \u00c2\u00ab maisons sans toit \u00c2\u00bb que \u00c2\u00ab rues ferm\u00c3\u00a9es \u00c2\u00bb. Lieu d\u00e2\u20ac\u2122expression de diff\u00c3\u00a9rentes relations de voisinage dont la nature comporte souvent une dimension de surveillance r\u00c3\u00a9ciproque au nom de la s\u00c3\u00a9curit\u00c3\u00a9 de la communaut\u00c3\u00a9(\u00e2\u20ac\u00a6) \u00c2\u00bb. Il va sans dire que les sons n\u00e2\u20ac\u2122ont pas \u00c3\u00a9t\u00c3\u00a9 retranscris tels quels et que Gilles Aubry les a r\u00c3\u00a9organis\u00c3\u00a9 pour leur donner une coh\u00c3\u00a9rence. Cependant, l\u00e2\u20ac\u2122id\u00c3\u00a9e \u00c3\u00a9tait tout de m\u00c3\u00aame de garder intact les ambiances rencontr\u00c3\u00a9es dans ces arri\u00c3\u00a8res cours et de ne pas d\u00c3\u00a9naturer ce qu\u00e2\u20ac\u2122il a pu percevoir en tant qu\u00e2\u20ac\u2122individu t\u00c3\u00a9moin.<\/p>\n<p>En soit, Gilles Aubry a enregistr\u00c3\u00a9 la vie dans toute sa signification. En effet, l\u00e2\u20ac\u2122activit\u00c3\u00a9 humaine berlinoise n\u00e2\u20ac\u2122a pas \u00c3\u00a9t\u00c3\u00a9 le seul centre d\u00e2\u20ac\u2122int\u00c3\u00a9r\u00c3\u00aat du Suisse. Ainsi il n\u00e2\u20ac\u2122est pas rare d\u00e2\u20ac\u2122entendre, au fil des huit pi\u00c3\u00a8ces de l\u00e2\u20ac\u2122album, des chants d\u00e2\u20ac\u2122oiseaux, le souffle du vent ou des \u00c3\u00a9coulements de pluie. Tout ce qui pouvait repr\u00c3\u00a9senter au mieux l\u00e2\u20ac\u2122identit\u00c3\u00a9 d\u00e2\u20ac\u2122un lieu. Berlin Backyards est un album en relief o\u00c3\u00b9 les field recordings se superposent pour mettre en \u00c3\u00a9vidence toutes les nuances de l\u00e2\u20ac\u2122activit\u00c3\u00a9 urbaine de la cit\u00c3\u00a9. Cette derni\u00c3\u00a8re, en perp\u00c3\u00a9tuelle mutation, est comme un \u00c3\u00aatre vivant. Elle poss\u00c3\u00a8de comme lui tout un m\u00c3\u00a9canisme qui l\u00e2\u20ac\u2122anime, qui fait partie int\u00c3\u00a9grante d\u00e2\u20ac\u2122elle et qui r\u00c3\u00a9agit et vibre en fonction de l\u00e2\u20ac\u2122environnement dans lequel il se trouve. Berlin Backyards est sans doute un disque un peu apre mais il en va toujours de m\u00c3\u00aame avec qui utilisent ainsi des sons enrivonnementaux. Toute la difficult\u00c3\u00a9 pour l\u00e2\u20ac\u2122artiste est de rendre le tout perceptible et compr\u00c3\u00a9hensible pour l\u00e2\u20ac\u2122auditeur. Pour ce dernier la tache n\u00e2\u20ac\u2122est pas plus facile puisqu\u00e2\u20ac\u2122il s\u00e2\u20ac\u2122agit pour lui d\u00e2\u20ac\u2122\u00c3\u00aatre attentif et de d\u00c3\u00a9chiffrer les diff\u00c3\u00a9rents niveaux sonores utilis\u00c3\u00a9s et de les replacer dans le bon contexte. Le degr\u00c3\u00a9 d\u00e2\u20ac\u2122implication est alors important et plusieurs \u00c3\u00a9coutes sont sans doute n\u00c3\u00a9cessaires mais \u00c3\u00a9tant donn\u00c3\u00a9 le caract\u00c3\u00a8re particulier de ce disque et prenant en compte toute sa difficult\u00c3\u00a9, si vous l\u00c3\u00a2chez en route, personne ne vous en voudra. <em>Fabien<\/em><\/p>\n<p>via <a href=\"http:\/\/www.liabilitywebzine.com\/?ac=non&#038;contenu=viewchr&#038;id=3739\">Liability Webzine<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les titres d\u00e2\u20ac\u2122albums sont parfois tr\u00c3\u00a8s explicites. Celui-ci l\u00e2\u20ac\u2122est compl\u00c3\u00a8tement. 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