“Acute Inbetweens” reviewed by Le Son du Grisli

Acute Inbetweens
Architecte majeur de la scène electronica des dix dernières années, l’Australien Lawrence English ne cesse de nous passionner, tant et plus, Qu’il aiguise ses lames de patron du label Room40 en hébergeur impliqué des excellent(issime)s DJ Olive, Tim Hecker et Tujiko Noriko, qu’il diffuse ses oeuvres frémissantes au contact des maisons 12K ou Touch, le musicien from Down Under colorie les brumes ambient souvent trop moroses d’une inventivité forçant le respect.

Aujourd’hui abrité dans la magnifique officine portugaise Crónica (Mathias Delplanque, Gintas K, Ran Slavin), le producteur aussie rejoint à distance l’Américain Stephen Vitiello en une collaboration transpacifique absolument splendide. Tout en démarrant sous des auspices familiers aux oreilles, à la condition expresse d’avoir fréquenté Taylor Deupree ou Christian Fennesz, Acute Inbetweens évolue très progressivement – lisez subtilement – vers une déclinaison amoureuse où la lenteur dévoile ses charmes inattendus.

Pièce maîtresse de l’ensemble, le second morceau Soft Plastic Shell s’imprègne d’une volupté sereine extrême-orientale, qui n’est toutefois jamais noyée dans des clichés zen pour touristes occidentaux en mal d’exotisme cheap. D’un tout haut niveau, la suite s’inscrit dans les mêmes traces. Nous les suivons langue pendue et pavillons grands ouverts. Fabrice Vanoverberg

via Le Son du Grisli

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