“vous rêvez/ vous ne rêvez pas” reviewed by Underground Society

Je crois qu’ Alexander Peterhaensel à donné à son disque le meilleur titre que l’on puisse trouver, tant “Vous Rêvez / Vous Ne Rêvez Pas” est un disque à part entière de la scène expérimentale. En seulement trois petits titres aux formes hétéroclites comme “Roundaround” et “Moronic”, Tilia et son électronica expérimentale se charge de vous broyer le cerveau et de mettre vos sentiments à rude épreuve. De plus, si la musique de Tilia n’arrive pas à vous convaincre de par son non conformisme, son auteur à eu l’idée de réaliser un film de 30 minutes qui met en images sa propre musique. Film que l’on peut comparer à de l’expérimental underground de premier ordre. A découvrir.

Philippe Duarte

“vous rêvez/ vous ne rêvez pas” reviewed by Jade

Alexander Peterhaensel, l’homme qui se cache derrière le projet Tilia a un long passif dans la réalisation d’installations vidéos et de performances multi supports, données au quatre coins de la planète, d’Agadir à Cuba, de Londres à Zurich. Il a aussi réalisé des clips vidéos et des projections dans les concerts pour le compte de Jasmin, Carrera ou Bruchstuecke. Pour autant, ce lien intime avec le son et l’image l’a amené à intégrer à loisir le line-up de divers groupes ; LaliPuna, Realtime Research, well well well, Bertie und die Blumen, Carrera, Sonoaviatik…) Ici, c’est son projet solo qu’il défend. 30 minutes d’un mix mêlant de manière subtile musique minimale américaine (Steve Reich, michael Nyman en tête) électronique sound et petites mélodies intimistes du dedans A la différence des productions antérieures de Cronica, ce disque n’est pas effrayé par la mélodie et dispense durant le fil de l’album une musique profondément harmonique. Des pièces calmes, jouées le plus souvent au piano, dont l’originalité se dissimule dans leurs aspects répétitif et fragile, couvert de scories électroniques. Ecouter Tilia, c’est tomber sur de vieilles photos sépia déchirées et jaunies par les traces de scotch couvert d’un léger halo de poussière. Très bon. Pour ne pas mentir à sa nature profonde, Tilia joint en fin de disque une vidéo d’une très belle facture A noter la présence de Christian Schwenkmaier et de l’organe vocal de Jo Morgan.

Julien Jaffré

“vous rêvez/ vous ne rêvez pas” reviewed by Jazzosphere

Le titre de l’album, Vous rêvez/ Vous ne rêvez pas, prolonge admirablement l’etat d’esprit dans lequel l’auditeur se trouve plongé pendant plus de trente minutes. Cette musique est à la fois captivante par sa force de séduction et inquiétante par le fait qu’elle efface toute certitude, tout point de repère vers lequel se rattacher.

Alexander Peterhaensel artiste munichois, transmet sur les trois plages audio de cet opus, son univers décalé. Les formidables loops qu’il offre au piano se conjuguent avec la voix envoûtante de Jo Morgan et les lignes de basse de Christian Schwenkmaier pour construire des climats propices à l’imagination. On garde de ces plages le mystère d’un Luis Buñuel ou la quête d’absolu d’un Theo Angeloupolos. En se dévoilant sans arrière pensée, le musician alleman prouve que la création contemporaine peut être plurielle, qu’elle peut aussi respecter ses aînés sans tomber dans un mainstream réducteur.

Vous rêvez/ Vous ne rêvez pas, certitudes ou incertitudes? A l’auditeur d’en juger!

SéM

“vous rêvez/ vous ne rêvez pas” reviewed by Octopus

Cronica est un label portugais encore trop méconnu mais dont les nombreuses sorties récentes devraient lui permettre de se faire rapidement une place dans le milieu des musiques électroniques exigeantes. Malgré le titre de son premier album, Alexander Peterhaensel aka Tilia est Allemand. Sa musique est d’une rare élégance, proche de la musique sérielle mais sans académisme. L’influence de Reich est éloquente, mais Tilia pollue volontairement ce qui serait une conception trop propre de la musique répétitive. Les boucles de piano et les basses en contre-temps sont ainsi souillées de crépitements que l’on retrouve chez certains héritiers rock de la musique répétitive, les fleurons survivants du post rock. De légères touches dub appuient cette opinion. La musique de Tilia est chaude par les rondeurs qu’elle impose dans les basses, humaine par les bribes de voix, les mélodies qu’elle emploie. Elle est aussi plus froide dans les souffles, les respirations, les grésils électroniques qui ponctuent la tiédeur de ses répétitions. La vidéo qui complète la partie audio est dans ce même esprit de chaud-froid. Mais même sans ce complément pictural, Tilia est une bonne surprise de musique suggestive, onirique, procuratrice d’images mentales par elle-même.

Jérôme Langlais

“v3” reviewed by La Vanguardia

Pese a su cercanía, la escena experimental portuguesa goza de escasa difusión en España. Una auténtica lástima, pues se trata de una de las más activas y atractivas del sur de Europa. Queda esto claro en las últimas referencias del sello luso Crónica: tanto el colectivo audiovisual @c como Durán Vázquez – junto al australiano Sumugan Sivanesan – o Paulo Raposo – un un ejercicio de meta-remezcla que parte de una obra original de Nosei Sakata e implica también al alemán Marc Behrens – cada uno desde su muy definida gestualidad sonora, firman obras cuyo sentido de la vanguardia transciende lo local y sintoniza con lo más avanzado del panorama internacional.

Oriol Rossell

“v3” reviewed by ei magazine

A tide of new producers increasingly peg their work as “experimental” although few it seems have meditated on what it means to generate such work. The cliché is that experimentalism is characterized by its difficulty. Experimentalism is that which challenges us in our listening practices or our expectations of structure and convention. However, when carpetbombing the audience with noise or random algorithmic output is so easily accomplished, the genre itself cannot be defined by its absence of expectation, for there is nothing worse than feeling bored by what we already expect from experimental music. Circular? Yes, quite tautological, and in the worst of journalism’s clichés, this author pronounces Crónica as slicing this vicious circle. This Portuguese label does so in three ways: one, each sound, whether improvised or programmed, is meditated, which has little or nothing to do with intentionality, but rather the intuitive fabric of time in which sound generates its events; two, there is a reason for each sound in its existence, and although we know this reason does not actually exist, we are compelled to keep listening in the search for meaning at the boundaries of music; and three, each artist approaches this process differently.

Look: there’s one word for it, and it’s intelligence. Throughout the delicate weaving of field recordings, the evolution and disintegration of microrhythmics, and the dis/assembly of hisses and tones, there flows a restless variation between a track’s quantum events, its pits and pockets of sound, and its micronarrative of relativity, which bends sound to the gravity of the work. We encounter art, not a genre.

Take @c’s v3, a collection of dialogic, live improvisation between Pedro Tudela and Miguel Carvalhais and a cohort of musicians. v3 pilgrimages through microsonic tones, ambient recordings and mutated percussive elements to pull broader frameworks of repetition from the world’s ether. The journey is one of discovering the fringes of territories skirted: here a rhythm that could develop into click’s ‘n’ cuts, but like a stealthy follower of Lao Tse, chooses to seek solace in the melting hum, only to encounter movement yet again, an aberrant jazz brush playing softly in the distance. Orbiting the system is a disruptive scratch, eventually gathering the detritus, over long elapses of time, into subsequent sequences of pulses. This is a quiet but drastic work that increases its depth with its volume, yet in its clarity of production retains extraordinary detail at low levels, like the best of Trente Oiseaux, 12k or Ritornell. @c’s visual artist Lia contributes minimalist, geometric configurations that lend the eye a plane in which to drift.

Tobias C. Van Veen

“v3” reviewed by Black

Ja, ich gebe zu, nachdem ich Crónica zunächst in die “Abgehobene Kunst”-Ecke gesteckt habe, muss ich wohl meine Meinung nach den letzten paar Releases etwas korrigieren. @c kannte ich bisher nur vom “On Paper” Sampler, der ebenfalls auf Crónica erschienen ist und unter anderem diese CD war Grund für meine bisherige Einschätzung. Ok, einfache Kost ist “v3” auch nicht, jedoch bildet sich nicht ständig das große Fragezeichen über dem Kopf, man lässt sich einfacher von den Klängen gefangen nehmen und kann die Musik einfach nur hören, weil sie Musik ist und nicht, weil sich irgendjemand etwas Tiefgründiges dabei gedacht hat. Die Aufnahmen auf “v3” stammen aus drei Liveauftritten des Projektes, bei denen jeweils andere Line-Ups durch unterschiedliche Gastmusiker vertreten waren. Im Studio wurden diese Aufnahmen nochmals überarbeitet und neu gemixt, wohl auch etwas miteinander kombiniert, so dass neun Tracks aus Glitches, minimalen Rhythmen, Fiepsen, Zischen und gelegentlichen Einsätzen von Schlagzeug oder Gitarre entstanden, die nur selten in zu abstrakte und zu verkünstelte Klangcollagen abdriften. Sonderlob auch an die Videoanimation auf dem Multimediapart der CD, selten sieht man Visuals, die trotz Einsatz minimalster Elemente so beeindruckend sind. So etwas möchte ich mal zu genau dieser Musik auf großer Leinwand sehen. (CS)

Improvisation ist immer eine hit-and-miss angelegenheit. Musikalische Momente sind in diesem Kontext schwer auf längere Zeit zu bewahren. Die Momente, wo dies geschieht, sind dann aber meist besonders schön, weil sie so unvermittelt erscheinen. Der Laptop Experimentierer @c tritt mit einiger Regelmäßigkeit als Duo mit der Videokünstlerin Lia auf, die dem improvisierten Elektronikgeknackse eine visuelle Seele entlockt, die mir immer sehr poetisch in ihrer verweilenden, schwebenden Art erscheint (diesmal in schönen Weiß/Blau Grafiken). Dieses dritte Album präsentiert Ausschnitte aus drei Liveauftritten, bei denen sie noch dazu mit Gitarristen zusammenarbeiteten. Da man den Videotrack nicht auf alle Stücke beziehen kann, muss man leider wieder nur die Musik allein stehen lassen. Mal erscheint es mir im Duktus und in den Gitarrensounds wie eine geglitchte Version Cabaret Voltaires zu sein, andere Male pulsiert es fast schon minimaltechnoartig durch verwaschene Drones und rauschige Beatechos, dann wieder zerfasert sich das Klangbild in Bruchstücke, die nicht wirklich im Gehör bleiben wollen und sich an den bekannten Knirsch/Noise/Cut-Up Laptopstrategien abarbeiten. Hit and miss eben.(TTM)

“Two Novels: Gaze / In the Cochlea” reviewed by Rif Raf

Wie houdt van Kaffe Matthews of Ikue Mori zal zich graag begeven in het universum van de New Yorkse audiokunstenares o.blaat. Het mag das ook niet verbazen dat de twee bovengenoemede dames ook meedoen op “Two Novels”, een expositie van hyperscherpe, ultradigitale geluidsmanipulatie; ambient voor het getrainde oor. Ook Aki Onda en DJ Olive wagen zich aan zeer spannende collaboraties met o.blaat. Verras uw trommelvlies!

“Two Novels: Gaze / In the Cochlea” reviewed by Paris Transatlantic

There’s a Quicktime movie on Two Novels too, an evocative hand-held camera night ride on the BMT Jamaica elevated subway. Brooklyn-based o.blaat, real name Keiko Uenishi, is best known for her interactive audio environments (including the reasonably self-explanatory “beat piece (with Ping-Pong game)” and “audio coat check”) but has laptopped her way throughout North America and Europe in the company of, to name but a few, Kaffe Matthews, Toshio Kajiwara, DJ Olive, Aki Onda, Akio Mokuno, Ikue Mori and Eyvind Kang. These seven make cameo appearances in the nine-movement “Gaze”, a varied and inventive survey of the electronica landscape, from field recordings to the cut’n’splice of “egg salad sandwich” (as chopped up and scrambled as its title suggests), from de rigueur crackles and crunches to booming drones and explosions of vicious noise. All very listenable, even if it is hard to detect Uenishi’s own personal signature. That said, stylistic plurality has long been a hallmark of the so-called Downtown scene; Ikue Mori, Zeena Parkins and Marina Rosenfeld are just as eclectic. “In the Cochlea”, the second so-called novel, is, as its title suggests, more intimate. In fact, it’s best appreciated on headphones, though if you think that means you’re in for nice long stretch of onkyo pianissimo, you haven’t heard “eight-o” yet, heh heh. Though there are plenty examples of par-for-the-course low-volume whispers, crackles and whooses (“miminohome”), Uneishi does come up with some real and very beautiful surprises. “nightvision” is particularly haunting. Like the video.

DW