


Artiste ultra prolifique constamment sollicité pour la composition de musiques de films, pour le théâtre ou la danse, Rutger Zuydervelt aka Machinefabriek a peu, voir pas du tout de temps, pour créer de la musique qui soit sans contrainte extérieure et donc purement personnelle, ce qui est le cas pour Spelonk, élaboré lors de sessions d’improvisations live.
Les trois titres sont une plongée dans un océan de sonorités naturelles, retravaillées à coups d’effets pour créer un système électro-acoustique à la beauté planante, immersion dans trois univers ambiant aux propriétés singulières, partageant le même goût pour le travail d’orfèvre, tant tout est merveilleusement dentelé et ciselé.
Spelonk combine les multiples facette de l’artiste, alliant expérimentations hantées et création de mondes traversant l’espace, pour percuter avec les courbes de l’immensité. Superbe. Roland Torres
via SilenceAndSound

In advance of Matilde Meireles’s Four Tales, this single contains an alternative edit of tale Two. Two (Another Way) is an improvisation based on a series of loops of made from movements of water; raw electromagnetic pulses recorded with an electromagnetic sensor and a VLF antenna; electromagnetic pulses transformed into drones, rhythmic pulses and imagined animal calls.
While Two created a continuous sonic journey between two locations along the River Lagan, Belfast, Two (Another Way) suggests that listening itself can unfold in multiple ways, uncovering different sonic flows within the urban-aquatic entanglements at the heart of Four Tales.
Two emerged from the listening sessions Matilde created for DRIFT, a collaborative floating architectural installation and public space that fostered new perspectives on city-river connections along Belfast’s River Lagan during summer 2024. Commissioned by Belfast City Council, DRIFT brought together OGU Architects, MMAS Architects and Matilde Meireles.
Matilde Meireles is a sound artist and a field recordist whose work often “spins like the reel of an unseen film” (Chain DLK). Her work is deeply exploratory, blending improvisation and other sonic flows with multiple approaches to field recording. Through these immersive sonic drifts, she attunes to and reveals entanglements across various sonic spectrums, scales and temporalities of the spaces around us.
Her practice takes shape through live performances, album releases, multi-channel installations, community-driven projects, workshops, academic and creative publications. Her work has been broadcasted on BBC Radio 3, Resonance FM, NTS Radio and radio stations across Europe and North America.
Her previous album Loop. And Again. (Crónica, 2024) weaves intimate recordings of Belfast’s telecommunication infrastructure with ambisonic field recordings and hydrophone recordings from the River Lagan — described as “part social experiment, part sonic ecology” (Bandcamp Daily) that reveals “golden sonic magic” within the city’s electrical hum (The Wire Magazine), that “should get the rest of the world listening to Belfast, too” (Bandcamp Daily).

Le chiffre 6 placé auprès du nom est indicatif, car Rutger Zuydervelt, alias Machinefabriek, est présent ici au moins deux fois plus en raison de ses nombreuses collaborations, par exemple avec Bruno Duplant pour Edge of Oblivion en mai 2024, ou avec Giovanni Di Domenico pour Painting A Picture / Picture A Painting en juin 2025. À côté des nombreuses musiques qui lui sont commandées pour des films, des spectacles divers, il continue de développer une œuvre personnelle spontanée, comme ce nouveau disque Spelonk (Caverne), constitué de trois pièces construites à partir d’improvisations retravaillées en un temps assez court avec des pédales d’effets, un oscillateur et des procédés électroniques. Il n’aime pas que les choses traînent en longueur, pour qu’elles gardent une partie de leur spontanéité originelle.
Dans le sillage d’Edgar Poe et de Lovecraft…
Une pièce “courte”, un peu plus de six minutes, suivie de deux longues, d’environ dix-huit minutes chacune : “Spelonk” I, II, et III, tout simplement. Rutger Zuydervelt nous invite dans une caverne, la caverne où prennent naissance les sons sculptés de son univers. Bourdons légers, rayonnants, rebonds et craquements, vagues montantes de bourdons plus profonds : nous appareillons sur un étrange navire, pour un cheminement souterrain, sous des glaces peut-être – je me souviens encore du si beau Stillness soundtracks pour le film d’Esther Kokmeijer, tourné au Groenland et en Antarctique. Car on croit entendre des mouvements tectoniques dans ce milieu où tout est assourdi, comme vaporisé. C’est un monde de frémissements, d’esquisses, pour des apparitions fantomatiques.
“Spelonk II” se fait encore plus diaphane au début. Rutger Zuydervelt travaille des textures intra-lumineuses, si je puis dire, textures qui se déploient en sinueux mouvements lents créant un continuum sonore moiré, au bord de l’évanouissement, mais sans cesse renaissant. Rythmée par des frappes percussives sourdes, c’est une navigation dans des paysages fastueusement étranges, jouant sur des contrastes puissants entre lourds graves abyssaux et aigus ultra légers, tourbillonnants et erratiques. Peu à peu, sur fond de boucles, s’installe une atmosphère hypnotique, hantée par des chants subliminaux. Et l’on arrive aux pays des brouillards opaques, au cœur d’une matière doucement radieuse…
Au début de “Spelonk III”, la matérialité des sons augmente. Une balle rebondissante, des gloussements sonores et de micro virgules espiègles créent un univers à la Joan Miró. Le tout est à nouveau porté par un flux bourdonnant, griffé et faillé. Quelque chose monte, envahit, charrie. La musique de Rutger Zuydervelt circonscrit l’innommable, donne corps à des mondes d’invisibles. Cette fois, « Dans sa demeure de R’lyeh, le défunt Cthulhu attend en rêvant » dirait-on ! S’il est ici, à sa manière, le cousin musicien de Howard Phillips Lovecraft, Machinefabriek apprivoise l’horreur cosmique et en distille l’envoûtante beauté.
Machinefabriek reste l’un des enchanteurs de la musique électronique!
via Inactuelles

Con ”Spelonk”, uscito per la portoghese Crónica Records, Rutger Zuydervelt – mente e orecchio dietro Machinefabriek – torna a una modalità creativa più istintiva e personale, lontana dalle consuete commissioni per film, danza e progetti multimediali.
Il disco, composto da tre lunghe tracce (”Spelonk” I, II, III), nasce infatti da rapide sessioni di “hardware jams” realizzate con un setup essenziale: oscillatori, pedali, piccoli dispositivi elettronici e varie registrazioni sovrapposte.
La prima impressione è quella di entrare in un ambiente sotterraneo, una cavità sonora che giustifica pienamente il titolo: Spelonk, che in olandese richiama la parola “spelonca”, “grotta”.
Machinefabriek costruisce paesaggi che sembrano emergere spontaneamente dal materiale stesso, più scoperti che progettati. Questa sensazione è intenzionale: Zuydervelt descrive questi lavori come già presenti dentro di lui, pronti a uscire una volta avviato il processo creativo.
Ciò che rende ”Spelonk” affascinante è la sua natura semi‑improvvisata. Le tracce si sviluppano come organismi viventi: nascono da un nucleo semplice e si espandono attraverso sovrapposizioni e combinazioni che l’artista stesso descrive come momenti magici e imprevedibili. Il risultato è un suono che oscilla tra drone, minimalismo e astrazione elettronica.
”Spelonk I” (6:13) introduce l’ambiente: un ingresso, un primo respiro dell’oscurità. ”Spelonk II” (17:57) si dilata invece in un territorio più ipnotico e stratificato, mentre ”Spelonk III” (18:00) affonda in un’eco più rarefatta, come raggiungere il punto più profondo della caverna.
Nonostante la durata significativa delle ultime due sezioni, il flusso mantiene un equilibrio naturale: non c’è desiderio di guidare l’ascoltatore, ma piuttosto di lasciarlo esplorare. ”Spelonk” non è infatti un album narrativo né immediato: è più simile a un ambiente, un luogo alternativo in cui trascorrere del tempo. È anche un ritorno a una modalità creativa spontanea, simile a quella del suo precedente album ”Omval” (del 2004), come lo stesso autore riconosce.
Machinefabriek firma qui uno dei suoi lavori più intimi e al tempo stesso più alieni. ”Spelonk” è un invito all’ascolto attivo, alla sospensione del giudizio, alla meraviglia. Un disco che non si spiega: si attraversa. (Andrea Rossi)
via Music Map

Nederlander Rutger Zuydervelt maakt tegenwoordig vooral muziek in opdracht voor film, dans of andere projecten. Hoewel hij van die jobs houdt, moet hij er zich af en toe ook even van losmaken en iets puur voor zichzelf maken, onder zijn alias Machinefabriek. Zo was er in 2004 zijn album Omval, nu gevolgd door Spelonk.
“Deze projecten maak ik altijd in korte periodes; zodra ik begin, vallen de dingen snel op hun plek, alsof de ideeën er (onbewust) al waren en er alleen maar uit moesten”, vertelt hij daarover.
De titels zijn eenvoudig, want met drie tracks neemt hij ons mee door drie spelonken, opgebouwd uit hardware jams die hij live opnam. De spelonken die hij hands-on creëert, met effectpedalen, een oscillator en elektronische gadgets zitten vol magie door de verschillende opnames die hij als laagjes over mekaar legt, tot ze een buitenaards sonisch landschap worden. Die landschappen zijn boeiend om te verkennen. Steeds opnieuw, liefst met je ogen dicht.
Spelonk I is een ware stiltetrack, waarbij je aanvankelijk de rust in jezelf opzoekt om geluiden van de stilte te onderscheiden. Triggerende losse percussie-elementen duiken op in een steeds duidelijker wordende elektronische ruis, die overgaat in een walmende galm. Bevreemdende sonische golven overspoelen de – bijna angstaanjagende – stille soundtrack, waarbij je na meer dan zes minuten bijna vergat dat de tijd verder tikte tijdens het luisteren.
Ook Spelonk II lijkt aanvankelijk een veilige stiltehaven. Tot scherpe soundscapes de lucht verzwaren. Steeds luider en sterker aanwezig. Steeds met meer, omringen de klankwasems ons, met verzengend fluisterende elektronische ademhalingen. Er worden repetitief zachte ritmes gewekt door donkerder wordende soundscapes, die opgetrokken worden naar hogere tonen, hogere sferen… waar plots verstorende blieps en beeps opduiken. De stilte en rust wordt naar het einde toe opnieuw teruggevonden en die lijkt naadloos over te gaan in Spelonk III, waarin elektronische druppels vallen, uit mekaar ketsen op een buitenaards meertje. In deze spelonk wordt het donkerder, gevuld met een snerpende boventoon, als een ruis tussen stalactieten. Een ruis waarbinnen leven wellicht onmogelijk is, want op het einde is het stil…
Deze tracks zijn amper muziek te noemen, doch erg filmisch. En dat is een compliment, want het lijkt bij elke Spelonk alsof je een klankmuseum binnenstapt, waar je in elke hoek iets nieuws ontdekt. (Nel Mertens)
via Luminous Dash

Rutger Zuydervelt, auch bekannt als Machinefabriek, ist so beschäftigt, dass ich mich manchmal frage, ob er überhaupt schläft. Er hat eigene Projekte, macht Bühnenmusiken für Ballette, Filmmusik, ist Produzent und kümmert sich um Mixing und Mastering. Es ist unglaublich, wo er überall seine Hände im Spiel hat. Nun ist Spelonk auf Crońica erschienen. Seine Musik entwickelt sich allmählich: Zunächst dominieren Clicks and Cuts, doch später verändert sich das zunehmend. Die „Räume” verändern sich, es wird langsam unheimlich und ich frage mich, was als Nächstes passiert. Das wenige, das passiert, hat eine Wirkung, eine Ausstrahlung. Und laut Machinefabriek ist das nur eine Art „Fingerübung”, ein Ausloten der Möglichkeiten der eigenen Erfahrungen. Ich mag es und empfehle es gern weiter.
via Radiohörer