“Lengvai / 60 x one minute audio colours of 2kHz sound” reviewed by Chain DLK

This time for none can say Crònica hasn’t been followed a sort of ideal unexspresive thread for its last releases and with an interesting result. Also Ginta K can be filed in that same grey area where you could also meet Vitor Joaquim I mean somewhere abstract melodies e microstructures. Considerably different from his label mate Ginta K is more focussed on minimal electronics bastardised with microwave sounds all mixed in a really soft texturr. Lengvai (the first cd) features five sketches of rhythmical but yet minimal electronic music with a definite post echno feel. Kaptavicious taste for proportion has the undoubtfully quality of duelling to save everything from getting boring without falling in the compistional trap of hyperstructures. This cd is far from being immediate, infact I think the more you listen to it the more you tune your ears to his hidden qualities but at last isn’t that the real essence of minimal electronic music (Yoshihiro Hanno for exemple). This self described as containing “Colourful Hypnotizing beats” and that’s true but going to the second cd it all changes. “60 x one minute audio colours of 2kHz sound” is developed around a 2kHz frequency that keeps changing minutes after minute, it’s a creative study/work based on a minimal but yet interesting idea that many would describe as microsound. The result is quite good for both of the cd and the second one is undoubtfully interesting but I still prefer the “Lengvai” one.

Andrea Ferraris

“Product 06” reviewed by liabilitywebzine.com

Décidément, la série Product est vouée à un long avenir. Une série qui s’est étoffée et qui a montré bien des ressources au fil des parutions. L’idée du split-album n’est sans doute pas neuve mais ici il n’est pas question vraiment de confrontation ou de mise en comparaison. A chaque fois il y a eu une espèce de symbiose entre les œuvres des artistes, comme si elles arrivaient à se fondre dans le même moule. En ce sens le label Cronica aura de quoi faire dans cette nébuleuse de compositeurs de musiques électroniques cérébrales pour puiser de quoi faire perdurer cette série qui s’avère de plus en plus intéressante. Ce sixième volume va mettre en scène trois entités différentes mais qui restent dans la lignée des artistes participant aux volumes précédents. Des participants qui avaient tous pris part à la compilation Essays On Radio, sortie l’année dernière, ou qui avaient, comme Paulo Raposo, déjà pris une part active dans la série Product avec Marc Behrens et @C.

C’est Pawel Grabowski qui ouvre le bal avec le long But I’m Not. Du moins si on peut parler de bal car ce disque sera sous les auspices de field recordings, de drones lointains et autres vagues synthétiques dans une architecture ambiant aussi glaciale et épurée qu’un périple sur la banquise. Le morceau du Polonais Grabowski est une succession de nappes qui viennent comme une découpe à la serpe. Grabowski (qui est aussi, notons-le, le patron du netlabel Silence Is Not Empty) prend soin d’y aller lentement mais sûrement, répétant sans temps morts le procédé avec en arrière-plan des formes impalpables et fantomatiques. Cette composition est presque enivrante si on l’écoute au volume adéquat : fort, cela va de soi.

Le propos de The Beautiful Schizophonic aka Jorge Mantas est un peu plus varié mais on ne sort évidemment pas de cet univers pesant et lent. Mantas joue moins sur la répétition mais plus par des formes d’échos sonores qui évoluent au ralenti dans un espace confiné. Jouant sur la sobriété, il fait aussi le choix de mieux maîtriser ses effets en portant ses efforts sur des courtes durées, ce qui peut éviter, à juste titre, toute forme de lassitude.

Mais bien vite on revient à la longue échappée. Le duo formé par Paulo Raposo et l’Américain James Eck Rippie s’attaque à une plongée en apnée, un morceau qui s’appréhende comme une longue descente dans les profondeurs maritimes. Là aussi nappes et drones font bon ménage et les deux hommes réussissent à développer une composition solide, hors du temps et qui connaît une évolution et des formes plus aléatoires que celles utilisées par Grabowski et Mantas.

Ce sixième volume de la série Product est donc plutôt une bonne livraison. Laissant libre cours à une musique résolument tournée vers la poésie et le rêve, les intervenants de ce disque tendent à prouver une fois de plus que l’exigence sonore et les formes abstraites ne sont pas incompatibles avec de sincères émotions. Heureusement.

Fabien

“Product 06” reviewed by Terz

Hier ist nu erst mal Schluss mit lustig. Konzentrationsknöpfe an, it’s Klangkunst-Time! Grabowski beschwört mit einem langem Geisterdrone Erinnerungen wie Gedichte auf zerborstenen Grabsteinen, heißt es. “they say it can’t get any worse … believe me Å  it can!” skandiert unsere Stimmungskanone dazu auf dem Cover. Er wird wissen, warum. Danach erst mal verordnete Stille: keine Geschichte, Atempause wird gemacht. Jorge Mantas und seine Schizophonics dann mit 10 faszinierenden psychoakustischen Skizzen, die er, komplett unerkennbar, aus diversen Metal-Genres zusammensetzte. Saugut prozessiert, hochintensiv. Baut ein eigenes Klangkino, das nah am Autismus eigene Filme abspult. Rippie/Raposo, beides Klangkünstler mit interessanten Interessen, bauen uns einen Drone aus Elektronika und Turntablism, der nicht zerhackt, sondern langsam zerdehnt. Vormittags bei Graf Dracula, wenn ihr wisst, was ich mein’. Der Titel der Scheibe ist leider so derart originell, da legst dich nieder vor soviel Eigensinn. Aber Stop! Hier hat’s keine überkandidelt prätentiösen Klangforscherwillies, sondern hochkonzentrierte Scapebastler, auf die ihr euch erst einmal einlassen solltet! Ein Kopfhörer ist unentbehrlich – gebt die Konzentration, es lohnt sich!

“Product 06” reviewed by Loop

This is the sixth instalment of the ‘Product’ series of Portugal’s based Crónica Electronica label that shows the work of two or more sound and visual artists.

‘Product 06’ is the opportunity to know the works of Polish sound artist Pawel Grabowski, Jorge Mantas aka The Beautiful Schizophonic and the collaboration between James Eck Rippie and Paulo Raposo.

Grabowski who lives now in Ireland and runs the netlabel ‘Silence Is Not Empty’ show us the 18 minutes piece ‘But I’m Not’ that that goes into dark labyrinths that recall the Coil atmospheres. Its magnetism is hypnotic and produces intrigues; bursts of ambient lines that expand and contracted. On the other hand, The Beautiful Schizophonic presents 11 tracks under the title of ‘Love Songs for a Psychoacoustic Girl’, that started with the symbiosis of processed voices. Then it is introduced to us – through several layers of drones – towards also a murky world. The environmental layers are treated with granular sounds that scatter its synthetic dust through the space. James Eck Rippie, is a sound and visual artist from Nashville and Paulo Raposo, based in Lisbon works like a sound and media artist, composed the 19 minutes piece ‘Natureza Morta’ in which the used materials like wood, metals, radio waves, amongst others that have been manipulated.

Guillermo Escudero

“Product 06” reviewed by neural.it

This release is a very interesting collection of experimental productions, esoteric and diluted in their sequences, abstractions with an envirnmental slant and dream-like in the tracks of P. Grabowski, a Polish-born composer who works with the netlabel “Silence is Not Empty”. The tracks by J. Mantas (The Beautiful Schizophonic) are equally rarefied. Hi introduces us to suggestions, drones and post-romantic digital landscapes, equally fine elaborations of a sensitivity that mixed novelties with more traditional sounds. Only one track for J. E. Rippie and P. Raposo, that’s jumpy at the beginning and deconstructs the sound materials used, integrating them in a synthetic-organic mixture, full of feedbacks, field recordings and turntablist manipulations. Worthy of mention is also the artwork by Casey B. Reas, a famous designer interested in dynamic systems and communicative interaction.

“Product 06” reviewed by D-Side

Nouveau split-album de la série des Product du label Crónica, ce sixième volet confronte cette fois-ci trois projets distincts ayant tous en commun d’oeuvrer dans les terrains les plus sombres de l’électronique minimale contemporaine. Les choses commencent plutôt calmement avec le Polonais Pawel Grabowski qui, aujourd’hui installé en Irlande, y a composé “But I’m Not”, une pièce concentrique de près de vingt minutes à base de field recordings, d’ondes radio, de voix at de divers sons trouvés, le tout si manipulés qu’ils en deviennent méconnaissables, perdus dans la densité répétitive de ce travail éprouvant. The Beautiful Schizophonic, alias le Portugais Jorge Mantas, prend le relais avec “Love Songs for a psychoacoustic Girl”, pour dix courts titres où les samples de films et de disques de black metal (si!) s’agrègent dans une matière opaque et grisée, aussi additive qu’effrayante. Pour finir, le Texan James Eck Rippie, spécialisé dans les compositions à partir de platines vyniles et de disques de musique classique, s’associe au Portugais Paulo Raposo, oeuvrant pour sa part plus ouvertement dans la composition sur laptop, pour une “Natureza Morta” de vingt minutes où les mouvements orchestraux et les crachotements de platines de Rippie se voient absorbés par une lente montée des sonorités électroniques. Trois paysages, étonnamment proches, pour quatre compositeurs à suivre de très prêt.

Jean-François Micard

“Product 06” reviewed by Bad Alchemy

Das Auge hört mit bei dieser Fortsetzung der Crónica-Splitreihe, einmal durch die ‚haarige‘ Graphic von C.E.B. Reas und nocheinmal durch ‚A Feather in My Bathdub‘, ein Quicktime-Movie von The Beautiful Schizophonic. Jorge Mantas, das Gesicht hinter diesem Nom de plume, bestreitet mit seinen zehn ‚Love Songs for a Psychoacoustic Girl‘, adressiert an den Nymphenreigen Ariane, Nymphia, Neina, Venusiana, Oriana, Nadja, Elektra, Sophia, Lorelei und Aquatica, auch den Mittelteil des Dreifach-Splits. Wobei vermutet werden darf, dass man diesen Schönen der Nacht nur in Laptopia begegnen kann. Voraus geht den Flirts mit den körperlosen Ladies of Darkness Pawel Grabowskis ‚But I‘m Not‘. Der Pole mit Wahlheimat in Dublin hatte sich schon mit seinen Cirr‘s Songs auf Drone pessimistisch gestimmt gezeigt. Und auch diese dröhnminimalistischen Aufzeichnungen aus dem Totenhaus raten einem, allzeit aufs Schlimmste gefasst zu sein. Seine Fieldrecordings, Radio- & Sinuswellen breiten sich wie Flechten auf einem Grabstein aus. Arianes Gewisper wirkt danach erst recht wie nicht von dieser Welt. Und Ariane geistert auch durch den Aquatica-Song, als singende Gefangene aus Chantal Akermans ‚Meditation on desire, obsession, love, and possession‘ La Captive. Bei ‚A Feather in My Bathdub‘ kehrt der Geist eines Troubadours in eine Burgruine zurück und findet zwischen den kahlen Mauern nichts – als ein nacktärschiges Engelchen. Im dritten Drittel erklingt ‚Natureza Morta‘ von James Eck Rippie + Paulo Raposo, entstanden im Gedankenaustausch zwischen Houston, TX, und Lisboa. Stockende Vinylloops, Windgesirr, dröhnendes Glockengeläut und gespenstische, nicht zu entziffernde Geräusche malen ein dunkel getöntes Stillleben. Einsamkeit, Vergänglichkeit, Sterblichkeit und ein Hauch von Nekrophilie bringen so die drei Dreamscapes auf einen gemeinsamen Nenner. Was für ein süßer Schmerz kann Trübsal sein.

“Product 06” reviewed by Octopus

Faisant désormais référence dans le monde parfois hermétique des musiques ambiant post-industrielles, le label portugais Cronica joue la carte d’une certaine cohérence avec ce sixième volet de la série Product. Drones fantomatiques et field recordings à la noirceur soutenue sont de circonstance dans cet étrange ballet cérémoniel où sont conviés trois projets déjà présents sur la plus éclectique et récente compilation Essays On Radio. Une appréciation particulièrement vraie pour “But I’m not”, la longue pièce hantée de Pawel Grabowski qui introduit l’album et les morceaux aux envoûtantes lignes de fuite teintées d’ésotérisme de The Beautiful Schizophonic (aka Jorge Mantas) regroupés sous le nom de code “Love songs for a psychoacoustic girl”. De l’amour, on ne sait trop s’il en est question chez le musicien portugais (même si l’auteur revendique certaines influences du côté d’un romantisme d’apparat et d’une certaine littérature gothique) ou chez son confrère polonais. Mais en matière de jeux de captations d’ondes balayant des atmosphères flottantes, de mises en abîmes plongeant dans des ambiances aqueuses glauques et de dialogues fugitifs se nouant et se dénouant dans des contre-champs mortifères, The Beautiful Schizophrenic et Pawel Grabowski ne ménagent aucun effort. Une approche réussie mais sans contraste que “Naturaleza morta”, la pièce finale de James Eck Rippie et Paulo Raposo, vient subtilement compléter en apportant une touche abstraite décalée, procédant de la dimension sonore plus vivante apportée par les sources concrètes que manipule le platiniste américain et par les miroitements ambiant soyeux du stratège lusitanien.

Laurent Catala

“Product 06” reviewed by Bodyspace

Aplico à introdução um pragmatismo que se há-de dissipar com o tóxico breu que lentamente cobre Product 06. Com o sexto capítulo da série Product, a Crónica excede-se a si mesma e facilita condições favoráveis àquele que muito provavelmente será o mais conseguido tomo dos até aqui alinhados. Criado com vista à confrontação e fusão de dois (ou mais) trabalhos sonoros acompanhados pelo artwork de um convidado externo, acaba o formato Product por proporcionar uma gradual fixação unitária a componentes que à partida seriam sequenciadas – mesmo assim, lá se encontra o “product silence” para quem se decidir por leituras separadas dos três desempenhos. Independentemente da abordagem, o sexto Product é em todas as frentes revelador e dado a entranhar-se sem pedir licença.

Suspeita-se que estimule à criação de alternativas a previsibilidade de uma era cinematográfica que tarda em ultrapassar o uso abusivo da armadilha dramática empregue pelas cordas lancinantes a perfurar textura perturbante. Numa altura em que conhecer gente é fácil (e já os Radiohead insistiam nessa ideia), a solidão sufocante é o novo horror e a ausência a negação da satisfação consumista. Sob a forma de colosso cabalístico, Product 06 decide antagonizar-se ao conformismo institucionalizado pelas bandas-sonoras mencionadas – potenciando as capacidades de sinistralidade densa em que o silêncio cai como azeite sobre vinagre. Apurando a malevolência de drones doentiamente magnéticos, desertificando-os de carisma para que cada audição constitua risco de naufrágio. É difícil sair de semblante inalterado e ileso ao vortex que suga até às catacumbas arquitectadas pelas três partes envolvidas.

Admiro a frontalidade da prescrição que trás Zodiac, quarto disco dos míticos e obscuros Legion a que o não menos mítico Andrew Lagowski serviu de figura de proa (mesmo que a partir da penumbra que lhe caracteriza a longa carreira). O disco – nomeado a partir de um assassino que ceifou vidas em série na São Francisco de 60 e 70 – digna-se a avisar os incautos de que Não é aconselhável a suicidas, fobófobos, dependentes de drogas ou medicação. No verso dessa mensagem, e num tom mais satírico, os Legion recomendam a que pessoas de mentalidade frágil não arrisquem escutar Zodiac em festas. Tenho para mim que qualquer festa viesse a ganhar o aspecto de ritual macabro quando submetida ao som de Zodiac, ou de Product 06, certamente. Zodiac vedava-se através dos avisos do seu potencial público alvo. Product 06 é terapêutico: após o tempo que se dispensa ao convívio com a sua premente obscuridade, toda a realidade presente parece mais solarenga.

A primeiro assombração surge pela mão medonha de Pawel Grabowski, promissora figura do panorama experimental polaco, que, centrado na manipulação de field recordings, frequências de radio, sine waves, vozes e ruídos captados, tece uma convulsa teia de espessas camadas que, ao ritmo contemplativo de uma lâmina sob pele virgem, vão sendo aplicadas à mumificação das circunstâncias que terão levado a um estranho desaparecimento. Denota-se a reincidência sobre a morte enquanto tema (o download do quase siamês Notes from the House of Dead encontra-se disponível aqui) e algumas reminiscências da grandiosa banda-sonora que Krysztof Komeda – também ele polaco – gravou para “Fearless Vampire Killers” de Roman Polanski.

A ponte entre Pawel Grabowski e The Beautiful Schizophonic jaz nos lançamentos de ambos encarregados à tutela da belga Mystery Sea, que, tal como o nome indicia, se dá ao arquivismo de uma oceanografia que tem o drone como objecto de estudo. Love Songs for a Psychoacoustic Girl – cancioneiro de poesia herética a cargo de Jorge Mantas – surge após um disco de moldes semelhantes a este – que o uniu a Bio e Cria Cuervos na Thisco – e de ter assumido a exclusividade do décimo Crónicaster (que se recomenda como demonstração estilisticamente mais diversa do pós-romantismo do projecto The Beautiful Schizophonic e que pode ser sacado no site da Crónica). O tempo aqui pertence aos drones pós-românticos – às vezes, até pós-drones -, às paisagens sonoras talhadas para acompanhar o lusco-fusco de relações humanas que sucumbem à distância imposta pela urbanidade. Procede-se subjectivamente à actualização cibernética do gótico de Edgar Allan Poe e, em simultâneo com esse processo, à desaturação de sons indistintos, agora cadavéricos. Fontes prováveis de inspiração: The Place where the Black Stars hang, epitáfio da claridade assinado por Lustmord, ou Music for Bondage Performance do incontornável Merzbow. À margem de comparações, cumpre em pleno a participação triunfalmente fúnebre de Jorge Mantas no sexto Producto e é esse motivo mais que suficiente para manter The Beautiful Schizophonic sob suspeição auditiva.

O crepúsculo absoluto ficou a cargo da colaboração entre o desafiante manipulador de gira-discos, James Eck Rippie, e Paulo Raposo, que persiste em acumular parcerias que estimulem a sua digitália. “Natureza Morta” encerra Product 06 em registo menos automatizado, mas, ao mesmo tempo, mais desconexo. Predominantemente agreste e áspero, estabelece, a partir de certa altura, o vai e vem de um loop outonal que persiste a toda a uma série de texturas que sobre a terra apodrecem na esperança de que virem a cumprir com o evoluir da natureza (tão cíclica quanto o exercício a que dá nome). De início, parece próxima da manipulação fragmentária de sons reconhecivelmente mediáticos que caracterizava o conceito Can I have 2 Minutes of Your Time? (a edição comemorativa de 2 anos de Crónica que por aqui já foi abordada), mas acaba por desembocar numa encruzilhada onde estilhaços de clássico e étnico convergem sem noção da distância que os separa.

Jaz na lápide de Product 06 a putrefacta certeza que os Obituary já anunciavam há anos: Slowly We Rot. Volta a Crónica a cumprir com o seu dever. E a morte fica-lhe tão bem.

Miguel Arsénio

“Product 06” reviewed by Etherreal

Voici la sixième référence de la série Product du label portugais, avec cette fois trois artistes, tous les trois croisés sur la récente compilation Essays on Radio de Cronica.

Le premier est Pawel Grabowski, il est polonais et vit en Irlande où il a monté le netlabel Silence Is Not Empty sur lequel on retrouve @C, autre artiste ayant produit un album chez Cronica. Grabowski nous livre une seule pièce d’une petite vingtaine de minutes. En allant un peu vite, on pourrait parler d’ambient puisque sa musique arythmique est un mélange de souffles, drones et sifflements suraigus qui vont et viennent sans cesse. L’artiste compare ses compositions à des poèmes gravés sur des pierres tombales, et on retrouve dans ce But I’m Not une certaine noirceur, une dureté, et une sensation d’infini qui incite au recueillement.

On passe ensuite à The Beautiful Schizophonic qui est le projet d’un seul homme : Jorge Mantas. Il nous propose ici 10 pièces regroupées sous le titre Love Songs For a Psychoacoustic Girl et son travail est défini comme un croisement entre drones post-romantiques et littérature gothique. En pratique, on est dans la lignée du travail de Pawel Grabowski, avec un énorme travail sur des sonorités sélectionnées avec soin, afin d’obtenir un mélange entre souffles glacés et drones. Sur cet amoncellement sonore, une voix féminine vient parfois se poser. Le lien entre The Beautiful Schizophonic et Pawel Grabowski est parfois troublant (Oriana) et fait de ce Product 06 l’un des plus cohérent de la série. Parfois des choeurs semblent s’échapper, des résonances métalliques composent une mélodie, et des infrabasses menaçantes viennent achever ce sombre voyage.

Le dernier set, intitulé Natureza Morta, est composé par l’Américain James Eck Rippie et le Portugais Paulo Raposo. Les deux artistes qui ont déjà produit pour Cronica ou SIRR (l’autre grand label portugais justement dirigé par Raposo) se répartissent le travail avec l’Américain aux platines et le Portugais au laptop. Ils s’avèrent tout à fait complémentaires, l’un produisant tout un panel de sonorités chaleureuses avec sa platine en manipulant des disques de musique classique, le second apportant de magnifiques paysages ambient limpides.

Ce Product 06 apparaît alors dans toute sa splendeur, évoluant doucement de l’ambient la plus abstraite à la plus mélodique, en passant par celle de The Beautiful Schizophonic dont quelques bribes mélodiques sont directement produites par les bruits. Encore un grand disque de la part du label portugais, d’autant plus étonnant qu’il est composé de trois artistes différents.

Fabrice Allard